Caroline à Dikkali

«Qui peut bien voyager par cette chaleur ?»
Il est midi à Dikkali, petit port de Turquie, quand Papa, Maman et Caroline de Paderborn, en Allemagne, arrêtent leur Mercedes devant l'hôtel Antur. Il n'y a vraiment que des touristes pour se déplacer sous cette chaleur. Le matin, ils ont «fait» les ruines de Troie ; pour l'après-midi, ils ont prévu le tombeau d'Achille.
Et sans doute avaient-ils programmé plusieurs temples, statues ou villes ensevelis. Mais Dikkali ne se laisse pas ignorer. Petit à petit, les habitants et leur ville imposent un rythme différent, une autre façon de vivre. Les Allemands ne parlent pas turc ? Cela ne fait rien : plusieurs habitants ont travaillé en Allemagne et se souviennent encore de l'allemand. Caroline trouve des enfants d'émigrés qui sont allés à l'école en Allemagne. Et, petit à petit, ce corps étranger qu'est cette famille de touristes est intégré dans la vie chaleureuse, colorée et odorante de Dikkali.