L'idée de la CECA de par sa nécessité : Lodoïs Tavernier, un père de l'Europe oublié

Un ingénieur, Lodoïs Tavernier, avait compris, dès le début de la Seconde
Guerre mondiale, le rôle primordial joué par le charbon dans la force de
frappe allemande. Les rapports et documents historiques qui en font état
et furent la base de son combat sont présentés dans cet ouvrage.
Début 1944, Lodoïs Tavernier devint président du Comité des experts du
charbon pour le Comité interallié. Cinq mois plus tard, il remit son rapport
officiel aux Alliés, expliquant l'importance capitale de la maîtrise du réservoir
potentiel énorme de charbon que constituait la Ruhr allemande pour éviter
tout nouveau conflit futur. À ses yeux, l'unique solution viable était de mettre
sur pied une Régie de contrôle des productions de charbon, chapeautée
par l'Union des pays y participant. Il s'agissait de la CECA, la Communauté
européenne du charbon et de l'acier, dont l'idée sera reprise en 1950 par
Monnet et Schuman.
D'avril 1945 à mi-1947, Lodoïs Tavernier se battit pour faire passer cette
idée, multipliant les conférences et envoyant des tirés à part à des chefs
d'État, des ministres, des industriels et des scientifiques, communiquant sur
les radios belge et française. De nombreux articles de presse en parlèrent.
Par son Idée et son combat, Lodoïs Tavernier apparaît comme le véritable
Père de la CECA, instrument d'entente et d'unité qui valut à l'Union européenne
le prix Nobel de la Paix en 2012.