Poétique africaine, rythme et oralité : l'exemple de la poésie ivoirienne

Poétique africaine, rythme et oralité
L'exemple de la poésie ivoirienne
En se fixant pour objet la recherche d'une identité propre aux productions littéraires africaines qui les distingue des créations littéraires occidentales, afin d'échapper au péril assimilationniste, de nombreux critiques ont adopté une démarche biaisée.
Pour faire ressortir l'originalité de la poésie africaine du XX<sup>e</sup> siècle, ils l'ont en effet opposée à la production française versifiée du classicisme. Mais la poésie française actuelle ne recourt plus depuis longtemps, pour l'immense majorité de sa production, au mètre fixe. Il paraît donc plus judicieux de comparer cette poésie africaine à la poésie française qui lui est contemporaine pour tenter d'isoler les marques de sa spécificité.
C'est le parti adopté dans ce volume qui mène une étude contrastive entre trois poètes ivoiriens et quatre poètes français, à partir de l'étude du rythme à la lumière des théories poétiques récentes, afin de mieux approcher les traits identitaires réels (et non plus idéologiques ou fantasmés) de la poésie ivoirienne, notamment dans son rapport à l'oralité.