Chroniques complètes. Vol. 1. Le Mercure de France, 1911-1923

Parler des livres qu'il lit fait partie intégrante du travail philosophique de
Georges Palante. On retrouve d'ailleurs dans la plupart de ses livres et de ses
articles des références aux ouvrages dont il a assuré la recension dans telle ou
telle revue, quelques mois ou quelques années plus tôt.
Le manque de reconnaissance de cette dimension de «lecteur» qui est,
chez Palante, au moins aussi importante que la dimension «d'auteur», fait
que l'on méconnaît beaucoup trop la valeur et la richesse de tout ce qu'il a
écrit à l'occasion de ses chroniques et de ses comptes rendus.
Et ce n'est pas rien. On peut recenser dans ce domaine cent quinze textes,
répartis dans quatre revues : soixante-huit dans la Revue du Mercure de
France , s'étalant entre 1911 et 1923, quarante-deux dans La Revue
Philosophique de la France et de l'Étranger , entre 1895 et 1913, quatre dans la
Revue des Idées (en 1904), et un unique compte rendu, daté de 1901, publié
dans la Revue Internationale de Sociologie.
Au total, Palante a rendu compte de plus de cinq cents ouvrages écrits par
quelques quatre cents auteurs.
Dans leur très grande majorité, ces chroniques ou comptes rendus ne sont
pas des pensums. Ce ne sont pas des textes secondaires, bien au contraire.
Palante a mis, dans ses recensions et dans ses chroniques philosophiques
autant de talent, de zèle et d'intelligence que dans la plupart de ses autres
écrits, et c'est pour cela qu'elles peuvent se lire aujourd'hui, pour la plupart,
comme des réflexions quasi indépendantes de leurs raisons d'être originelles.
Après la publication des OEuvres philosophiques , Coda entreprend aujourd'hui
celles des chroniques de Georges Palante, ce premier tome regroupant toutes
celles parues au Mercure de France entre 1911 et 1923.