Aux origines de l'école française de pianoforte de 1770 à 1815 : actes du colloque du Centre de recherches révolutionnaires et romantiques, Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand, 8 et 9 décembre 1999)

Chaque
période possède un mode
d'expression spécifique, et sur le plan
musical, un instrument pour la restituer. Le
pianoforte n'apparaît-il point par excellence l'instrument
de musique propre à cette époque de transition
qu'est la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle, entre Lumières et Romantisme ?
Ce clavier récent répond alors aux attentes d'un public avide de
nouveautés, influencé par des courants culturels diversifiés, bousculé
par des bouleversements socio-politiques. Outre la rénovation
du concept sonore, c'est surtout la possibilité de varier les dynamiques
de manière progressive en fonction de la sensibilité des doigts qui permet
au pianoforte d'accéder au rang de "clavier de la modernité".
Il est possible d'envisager plusieurs approches de l'instrument à
marteaux, aussi bien esthétique que pédagogique, que
sociale. Par ailleurs, l'analyse quantitative et chronologique
de son répertoire ainsi que les tâtonnements
organologiques vers un processus
d'uniformisation de sa mécanique
nous permettent-ils d'évoquer,
entre 1768 et 1825, l'émergence
d'une authentique
école française de
pianoforte ?