Au plus près de Brazza

«Enfermé dans une chambre d'hôtel par la force des choses - je voulais dire par des forces en conflit -, me voici contraint, à grand renfort d'imagination, de re-concevoir, en puisant au plus profond de mes souvenirs, parfois au risque de m'y perdre, les relations et autres ramifications, multiples et parfois inextricables, unissant pêle-mêle rues, ruelles, avenues, places et impasses d'une ville qui - autant le répéter - m'échappe. A force de courage et de patience, il s'agira de re-constituer la toile qui tisse Brazzaville. Un peu à la manière d'un puzzle défait... Telle est du moins la trame sur laquelle se tisse le scénario qui, au fil du temps qui passe, prend corps et forme en moi. Ainsi se présente le canevas à partir duquel j'entends remettre les choses en place, à leur place...»
Récit relevant de l'autobiographie, Au plus près de Brazza met en scène un personnage dont les vacances au pays natal seront perturbées par une guerre civile. Pour être meurtrière, cette guerre civile n'en sera pas moins libératrice. Libératrice parce que révélatrice d'un Congo jusqu'alors méconnu. Libératrice encore parce que révélatrice des maux qui rongent l'Afrique.
Au-delà du simple réquisitoire dressé contre la guerre, et la violence qui s'y rattache, l'auteur explore les causes, profondes et insoupçonnées, à l'origine de l'égarement du Congo dans la surenchère meurtrière. Il convie les Africains, dont l'histoire contemporaine s'apparente à celle des Congolais, à se réapproprier leur passé récent.