Antoine Rivalz 1667-1735, le Romain de Toulouse : exposition, Toulouse, Musée Paul-Dupuy, 20 oct.-19 janv. 2005

À l'heure où les «rubénistes» triomphent à Paris, Antoine Rivalz rejoint à Rome les héritiers d'Andrea Sacchi et de Nicolas Poussin. Durant dix ans, il s'associe à la phalange victorieuse de Carlo Maratti: les Giuseppe Passeri, Antonio Balestra, Benedetto Luti. De retour à Toulouse, où il devient peintre des capitouls et s'affirme comme un important peintre religieux, il réalise l'essentiel de son oeuvre. Créateur d'une école de dessin, il forme Pierre Subleyras qui, devenu le premier peintre de Rome, prolongera et portera au plus haut son style puissant, pétri de grandeur et d'humanité. Alors que Paris célèbre le rococo, à Rome et à Toulouse, le «classicisme baroque» débouche sur l'aventure néoclassique. Les noms de Louis Lagrenée, Joseph Vien - le maître de David -, Jacques Gamelin, Jean-Auguste Ingres s'inscrivent dans le sillage d'un grand peintre méconnu.