Amour, sexualité et médecine aux XVe et XVIe siècles

Depuis l'Antiquité classique, l'amour et la sexualité représentent des forces vitales susceptibles d'influer sur la santé, en bien comme en mal, ce qui conduit la médecine médiévale à élaborer une théorie de la maladie d'amour.
En revanche, aux XV<sup>e</sup> et XVI<sup>e</sup> siècles, lorsque la Grande Peste s'abat sur l'Europe et que le néoplatonisme et la démonologie s'emparent de l'imaginaire, se développent de nouvelles conceptions de l'amour et de la sexualité qui contribuent à affaiblir le pouvoir de la médecine. Il faut attendre la fin du XVI<sup>e</sup> siècle pour que, grâce aux progrès du rationalisme, elle retrouve sa place de choix comme discipline spécialisée dans la maladie d'amour.
Ce volume jette un premier regard interdisciplinaire sur les représentations linguistiques, littéraires et (pseudo-) scientifiques du rapport entre l'amour, la sexualité et la médecine, éclairant la manière dont les lettres et les sciences s'entrecroisent à l'aube, des temps modernes.