Agamemnon, Eschyle

Première partie de l' Orestie , trilogie dramatique
représentée en 458 av. J.-C., où Eschyle puise dans
le mythe des Atrides, Agamemnon invite à tendre un
fil entre le plus lointain du monde occidental et les
interrogations actuelles à propos des fondements de la
démocratie.
Afin de mieux la comprendre, il convient de garder à
l'esprit les problèmes que soulève la transmission de
cette oeuvre, et notamment la difficulté de sa traduction.
La structure dramaturgique de la pièce, alternance
de scènes parlées et de chants du choeur, de même que
sa composition, ne cessent de surprendre, d'émerveiller.
Elle met en place la succession des vengeances ancestrales,
accompagnée de son cortège de souffrances humaines
auxquelles, au final, devra se substituer la justice
civique.
Un choix d'images inédites exceptionnelles est également
proposé dans le DVD vidéo qui accompagne l'ouvrage.
À partir de quatre scènes-clés - intitulées «Le
Choeur», «Clytemnestre/ Agamemnon», «Cassandre»,
«Clytemnestre et les cadavres» -, les auteurs proposent
de comparer cinq mises en scène : celles de Peter Stein
(1980), d'Ariane Mnouchkine (1990), de Georges
Lavaudant (1999), de David Géry (2007) et d'Olivier Py
(2008). Cette mise en perspective de différents choix de
représentation permet de mieux comprendre comment
Agamemnon conserve intacts, par-delà les vingt-cinq siècles
qui nous séparent de sa création, son actualité et sa
puissance d'interrogation au présent.
Ainsi, la «plus déchirante des fêtes», celle de la représentation évanouie, peut-elle
revivre partiellement dans les classes et captiver les élèves, objectif premier de tout
enseignement.