La bêtise de gauche : abécédaire

Depuis qu'elle existe la gauche est persuadée d'incarner
l'intelligence, la justice et la générosité.
Elle veut changer le monde, ou à tout le moins la vie. Et
comme elle n'y parvient pas, elle se contente de changer
les mots.
Elle veut abolir la prostitution. Et pourquoi pas la douleur
ou la méchanceté.
La bêtise de gauche adore les victimes. Toutes les
Leonarda de la terre. Le pauvre, le clandestin, le sans-papiers
sont ses nouveaux héros qui ont remplacé
l'ouvrier disparu ou parti au FN.
L'école est son champ d'expérimentation préféré. Il est
urgent de niveler par le bas.
L'école doit aussi enseigner le nouveau catéchisme de
la bien-pensance. «Comment appelle-t-on un homme
sage-femme ?» demande Najat Vallaud-Belkacem à des
élèves de CM1-CM2 abasourdis. Réponse dans l'ABC de
l'égalité.
La bêtise de gauche est vigilante. Elle démasque les
riches des 4 000 euros.
La bêtise de gauche roule parfois, masquée, à scooter.
La liste est infinie... Elle «ose tout», comme disait
Audiard.
Des années de militantisme et un passage en cabinet
ministériel ont fini par convaincre Joséphine, dégoûtée,
qu'il était temps de faire l'abécédaire de la bêtise de
gauche.