Le désenchantement du sexe : dialectique du désir et de l'amour

De l'Antiquité à nos jours, en Occident, le sexe a pu être :
- parfois enchanté , c'est-à-dire sublimé, au mieux par l'amour
ou l'érotisme, au pire par sa diabolisation ;
- parfois désenchanté , c'est-à-dire clivé de tout affect, de tout
imaginaire.
C'est grâce à la littérature, la poésie, le roman, la philosophie,
la psychanalyse, le cinéma, mais aussi grâce à son expérience clinique
personnelle, que l'auteur s'est intéressé à cette évolution pour aboutir
à l'époque contemporaine où le développement exponentiel de la
technique entraîne, là encore, ce désenchantement dont avaient parlé
de façon plus générale Max Weber et Marcel Gauchet.
Aucun déclinisme cependant dans son propos, mais un questionnement
sur la possibilité d'une nouvelle alchimie entre le désir,
l'érotisme et l'amour.