Parasite(s) : une stratégie de création

Élément importun, organisme animal ou végétal vivant aux
dépens d'un autre ; ou encore friture, brouillage... Les différents
registres de l'emploi du terme se laissent ici percevoir,
ainsi qu'une commune connotation négative, le parasite se définissant
par l'implantation ou l'intrusion gênante d'un élément
dans un milieu.
L'hypothèse a été faite que le parasite, mode de vie remarquable,
peut constituer une figure propre à illustrer certains
traits de la pratique artistique. Sur un mode métaphorique, il
permet d'approcher des processus de création et de mettre en
évidence certaines des complexités de l'oeuvre d'art contemporaine.
Les textes proposés sont organisés selon deux parties.
La première, intitulée Parasite(s) : la perturbation mise en
oeuvre, s'emploie à présenter différents modes de création
plastique, empruntant au parasite certaines de ses particularités
: l'oeuvre existe par sa relation perturbante au contexte
dans lequel elle se greffe ; ou encore, elle s'élabore en intégrant
les facteurs de sa propre déstabilisation.
La seconde, intitulée Parasite(s) : stratégies créatives en
question, analyse les fondements d'une utilisation de la notion
de parasite dans le cadre d'un discours sur l'art. Elle s'emploie
à faire apparaître les profits de cet emprunt, en montrant comment
cette notion permet une lecture de certains traits de la
création plastique contemporaine.
Les textes réunis ici sont le produit de deux journées d'étude
organisées par le département Arts Plastiques de l'Université
de Rennes 2 (Laboratoire : L'oeuvre et l'image ; Equipe d'accueil
: Art : pratiques et poétiques) et la Faculté des Arts
de l'Université Picardie Jules Verne.