La place centrale du francais dans les héritages linguistiques du wolof

«Dans cette recherche, le polyglotte sénégalais Ahmed Khalifa
Niasse se donne pour objectif général de faire connaître et sa
position sur l'origine du wolof qu'il présente comme un carrefour
de langues aussi bien africaines, européennes qu'asiatiques, et le
résultat des échanges linguistiques entre le français et ce wolof,
deux langues qui vivent ensemble depuis déjà très longtemps au
Sénégal.
(...) L'étude est bien menée, remarquablement structurée. Elle
présente d'abord le peuple wolof, son origine et sa répartition sur
le territoire sénégalais. Ensuite la langue wolof pour laquelle elle
s'est intéressée tour à tour à l'apparentement linguistique, aux
contacts avec les langues environnantes, aux différents parlers.
Après un bref rappel des différentes phases d'occupation coloniale
du Sénégal, M. Niasse a, par la suite, posé la problématique des
héritages linguistiques qui en ont résulté. C'est ainsi qu'il a mis
en relief les apports hollandais, portugais, anglais et français au
wolof, avant de se consacrer à l'inventaire des emprunts wolof au
français, riche de près de mille deux cents (1200) mots relevant de
divers domaines de la vie. Un lexique dit étymologique clôt enfin
l'étude.»