La couleur de l'émoi

La couleur de l'émoi
« Je veux bien accepter la souffrance, mais je refuse de ne pas grandir ! Je croyais marcher vers toi, Barnabé, et je faisais chemin vers moi. Tu me tenais la main et je ne le voyais pas. Je marchais à l'envers, vers un avant qui était dans moi, vers un avenir qui m'appartient. »
Il y a moi, Iris. Il y a Barnabé. Il y a nous. Il y a mon corps qui marche, se perd, se reprend, se trouve, marche encore. Il y a les mots qui me manquent et ceux qui jaillissent.
Il y a Barnabé dans mon corps. Il y a l'amour entre nous qui se déploie, se perd, marche.
Il y a la Nature qui nous répond, me parle dans ses lumières, dans laquelle je puise les échos de l'amour et dont ma chair s'imprègne. Mais comment raconter moi, raconter Barnabé, raconter nous ?
Je marche...