Wall Street re-berlingue l'Afrique : fiction

«- (...) cela nous renvoie à l'essentiel du problème : Qui va payer
et Comment. Il est évident que la Crise est mondiale, qu'elle
affecte fondamentalement notre économie et pour longtemps notre mode
de vie. Aucun des pays européens ne peut y faire face seul, pas plus que
la Maison Europe d'ailleurs. Pas plus le Japon que nos alliés en Asie, pas
plus le Brésil, et pas les Etats-Unis qui sont venus ici nous réclamer de
l'aide. Alors qui d'autre ? Sûrement pas l'Inde ou la Chine, ces deux ogres
qui attendent la prochaine occasion pour nous sauter à la gorge (...) Que
faire alors ?
- Nos propres spécialistes doivent étudier l'impasse américaine, se
réunir avec les autres pays pour mettre comptes sur table et partager
équitablement le secours à apporter à Wall Street, avec les conditions qui
s'imposent. (...) La seule solution : l'unité de l'Occident. Il n'est plus
question de nous déchirer pour des marchés de broutille, il nous faut
survivre tout simplement. Evoquer Berlin 1885 n'est pas une mauvaise
idée à l'heure où la Chine et l'Inde festoient à notre place en Afrique. Ce
Continent est vierge d'entreprise humaine, comparé aux autres. La
concertation et l'union Europe-Amérique du Nord est La seule
solution pour faire reculer nos concurrents asiatiques et nous rendre
notre énergie passée. (...) Nous allons travailler en étroite collaboration
avec les Chefs d'Etat africains, élus ou non.»
Rétablir d'urgence Wall Street, l'antre de la finance internationale ; lui
donner en pâture l'Afrique «re-Berlinguée» -3<sup>e</sup> Millénaire ; «sécuriser»
le monde de l'après «11-Septembre» : telle est la triple mission que le
Président des Etats-Unis a confiée à l'agent CIA1 Larry qui va y mettre
tout son savoir-faire.