Mrs Christie prend le maquis : ciné-roman onirique

Agatha Christie en Corse ?
La célèbre romancière, si habile à masquer les indices
criminels et les motivations de ses personnages,
a su ménager des blancs dans sa biographie.
Elle n'a jamais voulu révéler les raisons de
sa disparition en 1926 ni ce qui s'était réellement
passé pendant tout ce temps où Scotland Yard fut
à ses trousses.
Voulut-elle cacher la peine de coeur d'une femme
trompée, assouvir sa vengeance dans le jeu pervers
du chat avec la souris, échapper à une notoriété
grandissante ? Ne s'agissait-il pas plutôt d'un habile
coup de publicité ou encore d'un réel effet d'amnésie
avec, en prime, la manifestation d'un trouble de
la personnalité ?
De quoi exciter l'imagination et surtout motiver
une enquête approfondie.
Quelques indices ont permis d'envisager une piste
corse. Sans doute la plus sérieuse selon l'un de
ses biographes.
Mais, qu'a donc fait, pendant sa disparition, la reine
du crime dans l'île de Beauté à une époque où
les bandits du maquis défrayaient la chronique ?
Que s'est-il passé durant ces onze jours d'un calendrier
serré où, sous une fausse identité, elle arpenta palace
et sentiers de rocaille ?
Toutes questions auxquelles seule une enquête
minutieuse pouvait permettre de répondre. Mais
démêler le vrai du faux n'est pas facile dans un roman
à clefs où Mrs Christie s'ingénie à brouiller, jusqu'à
la fin, les pistes labyrinthiques du maquis corse.