Fuir Brazzaville-Sud, otages des milices : journal d'un étudiant congolais pendant la guerre du 18 décembre 1998

Ceci est le journal que l'auteur, étudiant congolais a tenu pendant la guerre à huis-clos du Congo-Brazzaville de 1998-1999. Il l'a écrit au jour le jour, décrivant les faits vécus depuis le 18 décembre 1998, jusqu'à la signature des accords de cessation des hostilités à Libreville le 27 décembre 1999.
Le 18 décembre 1998, les miliciens «Ninjas» du «Pasteur» N'tumi opposés au gouvernement congolais font une percée jusque dans les quartiers Sud de Brazzaville (Bacongo et Makélékélé) qu'ils tentent d'occuper.
La réplique froide, brutale des forces gouvernementales jettera sur les routes de l'errance des centaines de milliers d'habitants, parmi eux, l'auteur et son frère qui sera tué.
Fuyant vers l'inconnu, ils vont traverser à pied la région du Pool, tenus en respect par les miliciens «Ninjas», avec à leurs trousses les miliciens «Cobras» du pouvoir et se réfugier à Sibiti, leur village d'origine, des centaines de km plus loin, dans la région de la Lékoumou.
La guerre les rattrapera dans leur village, les populations y seront traquées, pillées, tuées, bombardées par l'oiseau qui portait des missiles...
L'étudiant a continué à tenir son journal sur des bouts de papier de fortune, entre deux attaques, dans la forêt, sur les pistes de leur fuite, le ventre vide, à la lumière incertaine d'un feu de camp...
Malgré toutes les ignominies de la guerre, il s'accrochera à la vie, au souvenir du Bonheur Simple et Naturel pour demeurer un homme. Il dira l'humanisme à travers un puissant Appel à l'Homme, le vrai, guidé par l'idéal du Bien.