Lalandiana. Vol. 3. Lettres à Franz Xavier von Zach, 1792-1804

Au XVIII<sup>e</sup> siècle, les voyages étaient lents et pénibles. Diligences, auberges
plus ou moins confortables... Des jours pour traverser la France ! Pourtant
les scientifiques voyageaient beaucoup, et Lalande plus que beaucoup
d'autres. Tout jeune encore il avait été envoyé par l'Académie des sciences à
Berlin ; il devait y remplacer Lemonnier pour effectuer la mesure
(conjointement avec La Caille qui se trouvait au cap Bonne-Espérance) de la
parallaxe de la Lune. Il eut toujours de bonnes relations avec les astronomes
qu'il avait connus à Berlin, comme avec les astronomes allemands de façon
générale. Et les correspondances pouvaient suppléer aux voyages.
Lalande noua tout particulièrement avec Franz Xavier von Zach, directeur
de l'observatoire de Gotha, des relations scientifiques et des liens amicaux.
C'est à sa correspondance avec von Zach que ce volume est consacré. Les
originaux des lettres de Lalande n'ont pas été retrouvées, mais à travers les
traductions qu'en donne von Zach lui-même, nous avons l'essentiel des
préoccupations astronomiques de Lalande à cette époque. Notamment on y
trouve la genèse des découvertes de petites planètes par Olbers et Piazzi.
C'est véritablement la vie astronomique de cette fin du XVIII<sup>e</sup> siècle que
relatent ces lettres passionnantes. Et c'est d'ailleurs à Gotha qu'eut lieu,
autour de Lalande, ce que l'on peut considérer comme le premier colloque
international d'astronomie.