La servante noire

« Mon heure noire était
toujours en moi, comme
une blessure inerte et
fantôme avec laquelle il
me fallait vivre sans cesser
d'exister. Mais mon amour absolu pour cette
femme s'était réfugié dans ma bosse. »
L'amour est aveugle, qui porte l'un vers
l'autre deux jeunes êtres qu'a priori tout
sépare : d'un côté, Tancrède, cadet de l'une
des plus importantes familles de la noblesse
de robe normande ; de l'autre, Sophie, la servante
du château. À y regarder d'un peu près,
pourtant, ils ont quelque chose en commun,
à savoir leur «différence». Tancrède de
Miromesnil est venu au monde avec un handicap
physique : il est bossu. Quant à Sophie,
née Zénaïde sur quelque île lointaine, elle est
également reconnaissable entre tous pour la
simple raison qu'elle a la peau noire.
Librement inspiré de la révolte des va-nu-pieds,
qui secoua la Normandie au XVII<sup>e</sup> siècle ,
La Servante noire clôt en beauté
«La trilogie des servantes».