L'abbé Migne et ses collaborateurs : 1800-1875

Né au début du XIX<sup>e</sup> siècle, l'abbé
Jacques-Paul Migne répond à l'appel de
Lamennais et des journalistes du journal
L'Avenir comme Lacordaire et Montalembert,
qui dénoncent l'insuffisance de la culture
du clergé séculier de leur époque. Sans
formation universitaire, Migne découvre
avec frénésie le monde de la patristique -
les écrivains de l'Antiquité chrétienne - et
toutes les branches de la science catholique.
Il devient surtout un boulimique de
l'édition, parfois au mépris des règles et
des règlements législatifs : devenant
l'homme d'une seule idée, d'un unique
projet, il se jette à corps perdu dans ce qui
deviendra une aventure exceptionnelle,
peu imitable. Dès 1833, il n'a qu'une idée
en tête : proposer au plus grand nombre
des clercs et à des prix imbattables une
bibliothèque universelle, «du bon, à bon
marché». Il reste pour l'histoire l'éditeur
d'une immense patrologie.