Quand on peut pas tatouer son âme, on tatoue sa peau

Dans sa cité du 9-4, on l'appelle l'Arabe, parce que
c'est le seul Blanc. Plutôt taiseux, une mère dépressive,
un père en taule, Brice à ses heures les moins
perdues écrit des poèmes et prend des photos, par
dizaines. Il dresse le portrait du peuple gris qui a poussé
dans les cages des tours en béton. Jusqu'au jour où il joue
les apprentis braqueurs pour les besoins de sa cause :
rejoindre les cygnes noirs de Pattaya, des milliers de filles
criant dans la nuit «I go with you», anges déchus et
redoutables chasseresses attirées par l'Occident et ses
devises. Seulement l'affaire tourne mal et Brice s'envole
cette fois-ci pour la Thaïlande avec un cadavre sur la
conscience, se demandant si ses employeurs, une équipe
de première division du grand banditisme, ne vont pas
vouloir le réduire au silence.
Entre Paris et Pattaya, entre l'enfer et un paradis factice,
Brice va chercher à se faire oublier. Mais le pourra-t-il
lorsque celle qui lui vend du plaisir et lui procure le faufilement
des sentiments, la belle Soa, échoue à Paris dans les
griffes d'un homme qui ne semble pas étranger au Milieu ?