La Marseillaise de mon enfance : récit autobiographique. Vol. 2. Quand les jeunes Africains créaient l'histoire

Bien vivre ou mal vivre en terre étrangère fait partie des facteurs dont la
dynamique participe à la qualité des relations humaines aux niveaux des individus,
des communautés et des nations.
Les valeurs qui animent les étrangers et les autochtones dans la gestion de
leurs contacts, tout comme les principes que suivent les États pour l'élaboration
et l'application de leurs politiques concernant les étrangers, contribuent,
dans une large mesure, aux efforts de toutes les parties prenantes à l'édification
d'un monde de paix, de progrès et de solidarité à l'échelle locale, nationale
ou internationale.
Un dialogue continu entre étrangers et autochtones de bonne volonté sur
la base du respect mutuel, est déterminant dans le processus du développement
de relations harmonieuses, mutuellement bénéfiques, non seulement aux
individus, mais aussi aux pays d'origine et d'accueil des personnes concernées.
Tandis que le recours à l'arrogance, aux mensonges et aux injustices de
la loi du plus fort, génère inévitablement et pour longtemps, méfiances, tensions
et violences préjudiciables aux intérêts de tous.
Qu'en était-il à l'époque des premiers jeunes Africains partis étudier en
France ? Etaient-ils reçus là-bas comme des étrangers ? Comme des sujets de
la colonie ? Ou bien les deux ? Ou bien étaient-ils des sans statut ?
A ces interrogations, Quand les jeunes Africains créaient l'histoire répond
que les Français (c'est-à-dire les maîtres de l'Empire) choisirent de ne pas dialoguer
avec ces Africains, préférant leur appliquer la loi coloniale du plus fort
aussi bien sur les fronts culturels, raciaux et civilisationnels, que politiques,
idéologiques et géopolitiques.
S'agissant de «la suite du rêve» des étudiants et des combattants africains
de la liberté, ce récit pose en filigrane la question des responsabilités actuelles
des dirigeants de l'empire colonial et des politiciens africains qui passèrent
des accords léonins pour perpétuer la balkanisation du continent africain et
hypothéquer l'avenir de son peuple.