Les enquêtes du commissaire Fleury en presqu'île guérandaise. Mort étrange dans les vignes de Guérande

Fin septembre 1772. Les vendanges battent leur plein sur les coteaux
de Guérande. Dans la brume matinale de cette journée d'automne,
Pierre Legal se rend dans ses vignes lorsqu'il découvre, en
ouvrant la porte de son cellier, un spectacle très étrange : une femme
vêtue d'une longue robe de lin, le corps étroitement attaché à une
table de fortune, gît sur le dos, morte, les yeux exorbités, le visage
déformé par la peur. De grandes taches violettes s'étalent sur le haut
de sa chemise. Que signifie cette scène insolite ? A-t-elle un rapport
avec la vigne ? C'est ce que devra découvrir le commissaire principal
Fleury, officier de police de la Sénéchaussée, aussitôt appelé pour
mener l'enquête.
L'affaire nous plonge dans le Guérande du XVIII<sup>e</sup> siècle, ses rues,
ses maisons, mais nous amène aussi sur la Loire pour un voyage pittoresque,
sur les quais de Nantes et plus précisément dans la sinistre
prison du Bouffay avec ses horribles conditions de détention puis
dans le vignoble nantais. De retour dans la cité médiévale, le commissaire
Fleury poursuit son enquête au couvent des Ursulines, à
l'hôtel Dieu...
À travers ce suspense haletant, c'est aussi un regard sur les pratiques
d'instruction judiciaire, notamment sur le fameux supplice de
la «question», qui est porté par l'auteure, dans cet Ancien Régime
finissant où les mentalités évoluent grâce, en particulier, aux philosophes
des Lumières.