L'enfumeur

Élu sur la promesse d'améliorer le sort des Français en faisant payer
la finance, les riches et plier Angela Merkel, François Hollande
connaît, un an plus tard, une véritable débâcle politique. Montée
du chômage, pression fiscale accrue sans que les déficits reculent,
valse-hésitation sur tous les sujets et, pour finir, naufrage moral de
l'affaire Cahuzac : le sol se dérobe sous ses pieds.
Comment en est-on arrivé là ?
François Hollande n'a cessé, depuis son élection, d'enfumer les
Français. Maintenant que ce nuage se dissipe, la vérité crue apparaît.
En un an, il a augmenté les impôts des entreprises puis réduit
leurs cotisations sociales. Il a fait expulser les clandestins plus que la
droite, accordé des miettes aux petits revenus pour mieux les ponctionner
discrètement, fustigé la Françafrique et volé au secours d'un
régime issu d'un coup d'État au Mali. Il a roulé des mécaniques à
Bruxelles et capitulé à Berlin, cajolé les fonctionnaires mais les a mis
à la diète. Il a défendu la retraite à 60 ans pour une poignée de salariés
mais l'a repoussée pour tous les autres.
Où ce président nous mène-t-il et le sait-il lui-même ?
Disposant de tous les pouvoirs, mais déjà grandement fragilisé, réussira-t-il
le tour de force de devoir remettre son mandat en jeu avant
le terme de 2017 ? Parlera-t-on bientôt du «syndrome Hollande»
comme de la maladie d'un chef d'État qui ne répond à de grands
défis que par de petits stratagèmes ?
Serge Federbusch apporte ici des réponses et vous donne les clés
pour comprendre ce personnage énigmatique devenu chef de l'État.
Un exercice salutaire, car la démocratie étouffe dans la fumée et les
Français veulent savoir comment cela va finir.