Meurtres sans série

«Quelle farce ! Ben quoi ? Un meurtre,
c'est bien une farce, non ? Cette maison,
d'abord, c'est cette maison qui est une vaste
farce ! Est-ce qu'on peut vraiment avoir
l'air sérieux ici ? Je croyais que c'était un
lupanar, mais tu parles ! C'est pire que ça !»
Un écrivain à la mode est assassiné dans la vaste demeure d'un homme
politique puissant et fortuné. Ainsi commence Meurtres sans série , roman
policier farcesque et décalé, écrit en 1947, dans l'effervescence de l'après-guerre.
L'oeuvre se développe sur fond de sexe, d'argent... et de littérature.
Sakaguchi Ango (1906-1955) a décrit la déchéance du Japon des années 1940
dans le récit L'Idiote et l'essai La Chute. Vers la fin de sa vie, il s'est aussi
essayé au roman policier qu'il affectionnait depuis toujours.
La traductrice, Estelle Figon, est agrégée de langue et civilisation japonaises.
Elle enseigne la langue et la littérature japonaises à l'ENS Ulm et à l'Inalco.