Ozon, monographie paroissiale : au pays de l'Arros

Fixer ces traditions ; dresser un coutumier qui les
précise, contribue à ne pas les laisser périr. Déjà,
dans bonnombre de diocèses, les autorités ecclésiastiques
convient le clergé à cette noble tâche, dont
l'attrait égale l'utilité. L'Evêché de Tarbes, pour bien
marquer qu'il entrait dans cette voie, en formula le
voeu dans les Statuts synodaux de 1886, art. 211.
«Nous exprimons le désir que l'on conserve, dans
la sacristie de chaque paroisse un Registre ou Mémorial
où seront consignés : 1° les usages religieux ;
2° les évènements actuels ; 3° les documents, souvenirs,
traditions...» Cette même formule depuis plusieurs
années, est régulièrement reproduite dans
l' ordo diocésain à l'article Monographies paroissiales
; et un ecclésiastique a été préposé, que qualifiaient
sa compétence et ses travaux, pour promouvoir
ce genre d'études. Ce souci des vieilles traditions
n'est pas fait pour nous surprendre ; car si les
usages paroissiaux sont nés de la foi chrétienne, la
foi chrétienne vit souvent de leur observation.
Les vicissitudes du temps ont détruit ou altéré
bien des coutumes paroissiales ; mais les églises
sont rares encore aujourd'hui où ne revit pas quelque
tradition, commune jadis à toutes les paroisses
du diocèse de Bigorre.