Pour avoir dit non : actes de refus dans la guerre d'Algérie : 1954-1962

Un double spectre hante la société française : la colonisation
de l'Algérie et la guerre d'indépendance qui en résulta,
de 1954 à 1962.
En 1956, à la tête du gouvernement, le socialiste Guy
Mollet mobilise le contingent pour combattre l'insurrection
algérienne. Il est soutenu par le Parti communiste français
qui lui accorde les pleins pouvoirs pour «la paix en Algérie».
Hélène Bracco présente ici des actes de refus civils et militaires
dans ce que furent, pour l'État français, «les opérations
de maintien de l'ordre» en Algérie.
Réprimés par le gouvernement, mais aussi passés sous
silence par les médias dominants, ces actes de refus embarrassèrent,
pour le moins, partis et syndicats de gauche.
Hélène Bracco, pour établir la typologie de ces réfractaires,
est allée interroger certains d'entre eux.
Tous ces parcours singuliers, aux origines philosophiques
et politiques diverses, témoignent d'un enjeu au coeur de la
société française. En donnant la parole à ces «soldats du
refus», Hélène Bracco contribue à reconsidérer une des
période les plus noires de l'histoire de France.