Clément-Bayard, pionnier industriel

Fruit de plusieurs années d'études dans des sources multiples, archives municipales et départementales,
archives des institutions telles que l'Aéro-Club de France, archives familiales, ce livre retrace la vie d'un personnage
hors du commun, Adolphe Clément (1855-1928), et l'histoire de sa société.
Au fil des années, elle a porté successivement plusieurs dénominations, mais elle reste connue sous l'appellation
de "Clément-Bayard" puisque des rues de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Mézières (Ardennes) et
Pierrefonds (Oise) portent ce nom. Orphelin très jeune de père et de mère, Adolphe Clément, self-made
man , est devenu à quarante-cinq ans le numéro un français du cycle, puis il s'est lancé avec ardeur dans
l'industrie de l'automobile, construisant à Mézières et Levallois deux usines extraordinaires de modernité,
les deux plus grandes d'Europe, dira-t-on, avant de se lancer dans l'industrie de l'aéronautique en 1908.
Son monogramme A.C. figurait fièrement au-dessus des portails d'entrée de ses usines. La Première Guerre
mondiale l'a ruiné, pourtant l'homme a redressé la tête et passé la main à un jeune ingénieur et entrepreneur
qui avait de bonnes idées pour sortir à bas prix une automobile populaire : André Citroën. Devenu son banquier,
Adolphe Clément lui a vendu ses usines : comme il l'a dit lui-même, il n'avait même pas à changer le
monogramme.