Edmond Rostand, renaissance d'une oeuvre : actes du colloque international des 1er et 2 juin 2006

L'histoire et la critique littéraires ont trop longtemps réduit l'oeuvre
d'Edmond Rostand à une seule pièce, à cet immense succès, aussi
important qu'inattendu, un peu chanceux même pour certains, toujours
vibrant d'actualité car les mises en scène contemporaines déplacent
toujours des foules de spectateurs enthousiastes, qu'est Cyrano de
Bergerac.
Mais en isolant cette comédie héroïque, dont on connaît les morceaux de
bravoure en vers par coeur, de l'ensemble des créations d'Edmond
Rostand, Cyrano s'est vu amputer de ses principales dimensions, tandis
que le lecteur, comme le spectateur, est privé, depuis cent ans déjà, des
autres univers flamboyants du poète.
Il était temps de réparer cette erreur et cette injustice : c'est un Rostand
tour à tour poète, metteur en scène, dramaturge et même dessinateur qui
se présente à nous à la lecture des Actes, abondamment illustrés, du
premier colloque international qui lui fut consacré. Un Rostand que l'on
redécouvre, maltraité par la postérité. Mais aussi et surtout un Rostand qui
entre en dialogue à travers ses oeuvres avec les plus grands peintres, avec
Hugo, avec Goethe, qui interroge les plus grands mythes. Un Rostand qui,
parodiant son coq Chantecler qui prie le Soleil, crie au monde son amour
de l'Art et de la Littérature.