Portraits de Mallarmé : de Manet à Picasso

Un fou, un illuminé, un poète maudit,
le prêtre d'une nouvelle religion, élu
«prince des poètes» à la fin de sa vie,
le poète Stéphane Mallarmé (1842-1898)
vu à l'aune de son oeuvre a été
décrit comme une figure majeure,
provocante et excessive. Pourtant le
Mallarmé «réel» est un petit homme,
doux, aimable et frileux. Comment
alors cerner cette personnalité étrange ?
Nombreux ont été les écrivains et
artistes à vouloir relever le défi ; parmi
ces derniers, Manet, Gauguin, Renoir,
Luque, Jacques-Émile Blanche, Nadar,
Vallotton, Munch, Paul Valéry, au
XX<sup>e</sup> siècle Picasso, et Miquel Barceló
de nos jours. Au fil de ces portraits, plus
ou moins fidèles, oscillant entre caricatures
et icônes, se dessine peu à peu une
des personnalités les plus marquantes
du monde littéraire et artistique de la
fin du XIX<sup>e</sup> siècle qui hante encore les
artistes et écrivains d'aujourd'hui.