Racisme : peur ou haine de l'autre-différent ? : essai de compréhension psychologique du rejet de l'autre-différent

Racisme : peur ou haine de l'autre-différent ?
Essai de compréhension psychologique du rejet de l'autre-différent
L'autre-différent, est-ce le frère, le cousin, le voisin, l'habitant de l'autre village, de l'autre pays, de l'autre continent ? Et la différence, sur quoi porte-t-elle ? Sur la couleur la morphologie, la religion, le sexe, la culture, la nationalité, la classe sociale, l'économie, la génétique, etc. ? Quelle différence sera inacceptable, pourquoi et pour qui ?
Si la différence est ce par quoi se constitue l'identité, la haine de l'autre-différent comme moyen de la consolider, ne renverrait-elle pas à la faiblesse, sinon au sentiment de faiblesse de ladite identité ?
Du « Barbare » des Grecs du V<sup>e</sup> siècle av. J.-C. aux non-ariens du XXI<sup>e</sup> siècle, l'autre-différent a fait l'objet de divers discours destinés à le situer par rapport à soi, le plus souvent comme sous-humain, à l'exploiter, à l'éliminer, ou à le garder le plus éloigné possible de soi, dans le chef de l'Occident. Des savants ont consacré beaucoup de temps à établir des critères de différenciation les plus fins et les plus objectifs. Pourquoi lui consacre-t-on tant d'énergie ? Cela est-il le propre de tous les peuples ? L'identité blanche serait-elle réellement en danger depuis plus de deux mille ans face aux identités dites « de couleur » ? Nous avons essayé de répondre à ces questions en détournant le projecteur de l'objet de haine et de rejet vers le sujet haïssant et rejetant.