Vestiges archéologiques en milieu extrême

La notion de milieu «extrême» désigne tout environnement naturel ou
culturel soumis à des contraintes majeures. Aussi étonnant que cela
paraisse, elle s'applique au puy-de-dôme : altitude, amplitudes thermiques,
zones de foudre, problèmes d'eau... aussi la région auvergne porte-t-elle
un intérêt particulier aux problèmes récurrents posés par la conservation
des vestiges archéologiques, aggravés par une situation en milieu
extrême : dès lors que des éléments bâtis sont mis au jour leur état, stabilisé
en sous-sol, est nécessairement perturbé et court le risque de se
dégrader.
Des chercheurs français et étrangers réunis en équipe pluridisciplinaire
- associant archéologues, architectes, paysagistes, historiens, ingénieurs,
gestionnaires de sites... - Confrontent ici leurs expériences. L'approche
du terrain fait ainsi l'objet d'une étude globale qui permet de s'affranchir
des deux paradoxes de la conservation en matière de vestiges : toute étude
archéologique requiert une destruction, et la mise en valeur d'un site peut
concourir à la poursuite du processus de dégradation.
Exemples et expériences émanant de tout le territoire mais aussi du canada,
de norvège, du portugal, de mayotte, d'italie et d'allemagne.
Ouvrage publié sous la direction et avec le soutien de l'institut national
du patrimoine et de la drac auvergne.