Les royaumes combattants : vers une nouvelle guerre mondiale

Sept royaumes se partagent le monde.
Pour quatre d'entre eux, la mondialisation capitaliste ne présente que
des avantages. Car c'est écrit, dans 10 ans, 15 ans tout au plus, la
Chine, l'Inde, mais aussi le Brésil et la Russie domineront le monde de
leur puissance financière, industrielle, technologique et militaire.
Le temps joue irrésistiblement en faveur des royaumes émergeants. La
Chine et l'Inde n'ont besoin que d'une décennie supplémentaire de paix
et de stabilité pour que s'accomplisse leur destin.
En revanche, pour les USA et leurs alliés européens ou japonais, le temps
est devenu un ennemi mortel, synonyme d'affaiblissement et de déclin.
Le compte à rebours a commencé.
Pour survivre dans un monde en mutation accélérée, l'Amérique doit
impérativement rompre le statu quo que lui imposent ses rivaux. Forte de
sa seule supériorité militaire, elle s'est mise à fabriquer du désordre :
Kosovo, Afghanistan, Irak, Iran... Un désordre qui lui permet de garder la
main et de se préparer pour les échéances à venir.
En 2001, le monde est entré dans l'ère des «royaumes combattants».
À la tête de «l'Occident chrétien», les États-Unis mettent sur pied une
alliance planétaire avec un Japon qui entend conserver sa suprématie en
Asie de l'Est. L'Inde se rapproche des USA pour faire contrepoids à la
Chine, alors que la Russie et le Brésil sont en embuscade. Quant à
l'Europe, royaume virtuel à la souveraineté limitée, son destin ne lui
appartient déjà plus.
La crise financière qui s'annonce sera, dit-on, la plus grave depuis celle de
1929 qui précéda le second conflit mondial. L'engrenage qui, de la dépression
conduit au protectionnisme et à la guerre, est hélas bien connu.
Alors, 2008 sera-t-elle l'année charnière qui verra se fissurer le fragile
équilibre de la mondialisation ?