De visu

Franklin et Margaret se rencontrent un soir de fin
du monde splendide et sépulcral. À perte de vue,
une Amérique revenue au Moyen Âge : plus de
gouvernement, ni d'usines ni de lois hormis celle du
plus fort. Les pillards dévastent tout sur leur passage,
les migrants ne rêvent que d'une chose, gagner la mer
qu'ils appellent «le puissant fleuve à une seule rive»
et quitter le continent pour une terre promise aux rues
pavées d'or.
Franklin est un colosse timide abandonné par son frère
après qu'une blessure au genou a ralenti leur marche.
Margaret, elle, atteinte d'une maladie contagieuse, a été
mise en quarantaine par sa famille. Ensemble ils
prennent la route, résolus à vivre comme les autres.
Jusqu'à un certain point...
Cauchemar futuriste, roman d'amour, De visu est aussi
une allégorie de la joie.
«Il y a chez Jim Crace du Steinbeck et aussi du
Coetzee, du McCarthy, du García Márquez. Ce roman
puissant et poétique est écrit par l'un des meilleurs
auteurs qui aient jamais existé.»
Colum McCann