Liban, les larmes ont la couleur de l'eau

C'est un petit livre sublime
et je subis un profond étonnement
en m'enfonçant dans sa
lecture. Cette fraîcheur et cette
richesse pour ainsi dire continuelle,
cette vie qui manque
dans la plupart des textes de la
littérature contemporaine. Voilà
qui est bien précieux. Vous campez
des sentiments : ce sont des
statuettes d'un précieux bois
bien travaillé. Car il y a de l'art
là-dedans, une grande science
des effets attendus quasi infaillibles.
Est-ce avec le coeur que
vous écrivez ainsi : en grande
partie, mais votre oeil vrille et s'allume
doucement sur la matière,
et il ne faut pas dire du cerveau
qu'il n'est pas en activité comme
un gentil volcan que le soir fait
rosi - amoureux - plus que destructeur.
Dans le fond (je me
suis peut-être mal exprimé) c'est
un sanctuaire ce petit ouvrage.
Charles-Albert Cingria