Djass le destin unique

Un village insolite : Miri. Une chefferie cantonale :
Mara. Ces deux localités liées par une consanguinité naturelle,
que rien ne prédisposait à un déchirement fratricide,
vont hélas se laisser emporter par le tourbillon des
égoïsmes individuels.
Tout éclate par une banale histoire d'amour. Djass,
fils d'un brave paysan de Miri, ose faire la cour à une
jeune fille convoitée aussi par Rigoum, fils du chef de
canton de Mara. Quel sacrilège !
Par ces temps qui courent, être chef de canton, c'est
avoir droit de vie et de mort sur ses sujets. Le sacrilège
commis par Djass entraînera sur lui, sa famille et son
village une responsabilité et une peine collectives.
Mystère, occultisme, mysticisme, sorcellerie,
vengeance, crime, imprimeront à ce récit sa trajectoire
finale : fatale.
Mais ce récit qui s'interroge à sa façon sur les causes
profondes du mal-être noir ne verse nullement dans un
afro pessimisme béant. Ceux qui acceptent de se sacrifier
en troublant un semblant d'ordre établi n'ouvrent-ils pas
une lueur d'espoir ?