Mort d'un homme heureux

Milan, été 1981 : alors que les Années de plomb semblent
ne jamais devoir finir, un magistrat hors du commun affronte
une cellule dissidente des Brigades rouges, responsable
de l'assassinat d'un membre important de la Démocratie
chrétienne. Giacomo Colnaghi a moins de quarante ans,
une carrière brillante et des origines sociales modestes.
Soutenu par une foi puissante, nuancée par le doute et
l'inquiétude qui l'animent depuis toujours, il ne se contente
pas de chercher les responsables ; il sonde aussi bien la
douleur des parents de la victime, leur volonté de vengeance,
que les raisons qui poussent les terroristes à
mettre le pays à genoux. Bravant les risques de l'enquête,
Colnaghi aime à se fondre dans le décor de la banlieue
ouvrière où il a choisi de vivre, parmi les clients d'un vieux
bar, pour y écouter leurs histoires et retrouver la trace
d'un père qu'il n'a jamais connu. Et le destin tragique de
ce jeune ouvrier communiste assoiffé de justice, engagé
dans la Résistance à partir de l'automne 1943, recoupe
celui du magistrat en cet été 1981, l'un et l'autre broyés
par une histoire nationale qui n'a que faire des idéalistes.
Au-delà du défi personnel de Giacomo Colnaghi, le roman
touche au destin d'un pays qui tente d'élaborer le drame
du terrorisme. Mort d'un homme heureux propose une
relecture bouleversante de quarante ans d'histoire italienne.