La modernité française dans l'Asie littéraire : Chine, Corée, Japon

Ce livre rassemble les actes du colloque international
« La France et l'Asie de l'Est. La modernité en Asie dans le système culturel
mondial » qui s'est déroulé du 18 au 22 décembre 2001 à
l'Université Aoyama-Gakuïn (Tokyo). Des spécialistes de la langue
et de la littérature françaises de cette région du monde (six Chinois,
deux Taïwanais, cinq Coréens, onze Japonais), quatre spécialistes
français de langue et de littérature chinoises, coréennes ou
japonaises, une critique littéraire française et un poète-romancier
japonais ont pris la parole au cours de cette manifestation.
Les comparatistes ont par définition une expérience déjà longue
de l'échange de leur pratique académique, mais malgré la proximité
géographique, c'est la première fois que des linguistes et des
littéraires des trois pays se réunissaient pour confronter la
réception de la langue et de la littérature françaises dans chacun de
leurs pays, leurs rapports directs avec la France ayant monopolisé
leur attention jusque là.
À propos de la traduction japonaise de Baudelaire, un
universitaire coréen, qui connaît parfaitement la langue japonaise
ayant été formé au Japon, a dit que l'on «sentait bien» qu'il
s'agissait d'une traduction faite par un Japonais. Peut-il exister un
Baudelaire japonais et un Baudelaire coréen ? Cette interrogation
simple et naïve est à l'origine de cette première tentative d'échanges
entre des «gens lettrés» des trois pays, ayant en commun l'usage
de l'écriture chinoise et des baguettes, et la passion de la France.