Les nouvelles affaires criminelles de Saône-et-Loire

Après le succès des Grandes Affaires
Criminelles de Saône-et-Loire , Albine Novarino-Pothier
retrace aujourd'hui de nouvelles
affaires emblématiques des XVIII<sup>e</sup>, XIX<sup>e</sup> et
XX<sup>e</sup> siècles. Nous voyons alors apparaître
Claude Montcharmont, l'illustre «braconnier
rouge» du Morvan. L'homme des bois n'hésita
pas à abattre de sang-froid un gendarme et
un garde-champêtre. Du côté de Cuiseaux,
Philibert Maréchal, à l'image de Montcharmont,
assassinera le représentant de l'autorité.
Il y a aussi d'autres violences familiales
effrayantes : à Louhans, Henry Putigny tue
ses deux petites filles un dimanche matin,
et semble ne jamais avoir regretté son geste,
pas plus d'ailleurs qu'un caviste de Saint-Léger-sous-Beuvray
qui avait tout simplement
jeté sa femme par la fenêtre, une soirée d'août,
parce qu'elle l'agaçait.
Les beaux châteaux et manoirs, cachés dans
des écrins de verdure, furent parfois le théâtre
de crimes atroces : en 1789, tout près de
Charolles, une nuit de pluie, un aubergiste peu
scrupuleux torture puis finit par tuer le sieur
Blaise Quarré du Plessis de Corcelles pour
lui dérober son trésor de pièces d'or. Mais on
tue aussi dans les bistrots, les fermes plus
cossues, les cabanes des jardins ouvriers...