Codes et logiques scolaires au Burkina Faso de 1900 à 2005 : émergence d'un nouvel ordre scolaire

Codes et logiques scolaires au Burkina Faso de 1900 à 2005
Emergence d'un nouvel ordre scolaire
La réflexion entamée sur les rapports à l'école et les logiques de scolarisation des familles a abouti à la conclusion que des mobiles fins et en particulier pratiques, sociaux et cognitifs légitiment la scolarisation, fondent de nouvelles représentations de l'instruction et, surtout, confèrent à celle-ci des pouvoirs nouveaux. En effet, il nous est apparu que les logiques de scolarisation sont de plusieurs ordres : <ol>
- La première logique reste pratique. Savoir se débrouiller dans la vie, savoir lire et écrire et accéder aux diverses sources d'informations pour ainsi espérer une reconnaissance sociale. Sans cette maîtrise du « papier du Blanc », il est impossible de réussir et même les analphabètes qui ont fait fortune s'entourent de lettrés pour gérer leurs richesses.
- L'acte de scolariser relève donc d'une logique pratique, mais surtout sociale. En effet, le pouvoir reconnu désormais par la société s'acquiert au moyen de la scolarisation. La non-acquisition d'un tel savoir condamne à une marginalisation.
- En plus de cette logique sociale, il y a celle cognitive qui a des incidences sociales. Par logique cognitive, entendons celle qui fait de l'instruit une personne qui, de par le savoir scolaire, devient capable de se poser des questions sur les schémas et modèles traditionnels.
- L'universalisme des codes semble surtout donner une légitimité à l'acte de scolariser.
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