Enterré vivant

Priam Farll est un peintre de génie qui a choisi la solitude
pour échapper au fardeau de la gloire. Quand il revient à
Londres, c'est dans un meublé obscur qu'il se réfugie en
compagnie de son majordome. La mort inopinée de ce dernier
lui offre une occasion de s'effacer pour toujours : il endosse
l'identité de celui-ci et livre la dépouille du domestique aux
pompes et circonstances d'un enterrement grandiose.
Mais le voilà condamné à supporter le passé d'un homme
dont il ne savait rien et à improviser son futur. Le jeune
cinquantenaire («l'âge le plus romanesque et le plus tendre
de tous les âges pour un homme»), plutôt innocent dans
le domaine des sentiments, va devoir se rendre au rendez-vous
galant prévu par son domestique et en assumer les
conséquences...
Comédie de moeurs aux merveilleux ressorts dramatiques,
satire acide sur le monde de l'art, Enterré vivant est aussi
une formidable démonstration des qualités d'observation,
de style et d'humour d'un auteur britannique trop peu connu
des Français. Son personnage, divin naïf à sa façon, est une
réjouissante figure de la prose anglaise du début XX<sup>e</sup> siècle.
Il est urgent de la redécouvrir et de se laisser séduire par son
charme et ses subtiles analyses.