Julien Doré : love-trotter

2015. C'est la consécration pour Julien Doré, couronné «artiste
masculin de l'année» par ses pairs, après sept ans d'une carrière
ascendante que décrypte Frédéric Quinonero dans cet ouvrage
agrémenté d'interviews et témoignages inédits.
«Je veux être utile à vivre et à rêver», chantait un autre Julien
au début des années 1990.
Utile. Le mot revient souvent dans la bouche de Julien Doré. Cette
notion fédératrice le préoccupait déjà quand, élève aux Beaux-Arts
de Nîmes, il s'interrogeait sur la portée de ses créations
artistiques.
C'est par la musique et la scène que le jeune chanteur a trouvé
une liberté d'expression et un rapport à l'autre idyllique. Sa quête
identitaire passe par là.
Le garçon timide s'y affranchit de ses complexes : face au public
il s'affirme sans retenue, avec ses forces et ses faiblesses,
conscient de ses limites et prêt à les dépasser. Chanter, danser,
se donner en spectacle, donner vie à ses mots (ses maux), les
transcender, cet acte s'apparente en somme à une mission de vie,
un engagement, une raison d'être.
Tel un Baudelaire des temps modernes, Julien Doré invite au
voyage et entraîne son monde au gré de son humeur vagabonde,
sur le thème éternel de l'amour, entre vague de folk douce et élans
baroques and roll.