Le manteau d'Arlequin : écrin des arts

Le Manteau d'Arlequin est la
chronique d'une vie, pour le moins
singulière. Certes toute vie, fut-elle
des plus ordinaires, a une histoire.
Mais celle de Jean-Albert Cartier
sort indéniablement du lot. Le
parcours est jalonné de rencontres
avec les créateurs les plus
emblématiques du XX<sup>e</sup> siècle. Or ce
ne furent point des rencontres
fortuites, fruits d'un quelconque
hasard. Toutes étaient étroitement
liées à l'activité de Jean-Albert
Cartier et relevaient d'un choix
délibéré, de la volonté d'associer à la
réalisation de ses projets, les plus éclatants talents. Il suffit de rappeler
que Jean-Albert Cartier était, entre autres, directeur du Ballet Théâtre
Contemporain, de l'Opéra d'Angers, Nancy, Nice, de l'Opéra de Paris,
du Théâtre du Châtelet qu'il initia et dirigea, du Festival d'Anjou, du
Festival de Paris mais aussi du Festival de musique baroque de
Versailles. Là ne s'arrête pas l'impressionnante liste de ses activités, qu'il
serait vain de vouloir énumérer. Contentons-nous de rappeler qu'il
fût, pendant 15 ans, critique d'art dans le journal Combat.
Jean-Albert Cartier sait écrire, cela va de soi. Mais ce qui est moins
évident c'est sa manière de parler de son parcours. C'est savoureux,
c'est passionnant et d'un intérêt indiscutable car à travers son récit
c'est une page d'histoire qui s'offre au lecteur.