Quintessence : alchime de nature

Laure de Neith et Pierre Séa ont atteint le Sacerdoce en ayant réussi dans
plusieurs voies minérales et végétales. Ils vous montrent aujourd'hui un peu
- un peu beaucoup, même - de ces voies. Après le cinabre de Symphonie
Alchimique, trois opérations végétales se succèdent à nos yeux dans ce livre,
suivies du travail alchimique le plus secret, le plus mystérieux et sans doute le
plus ingrat - car le moins spectaculaire - : la voie de l'eau.
Autant l'oeuvre spagyrique et l'Opus Minor ne furent pour moi, en théorie
du moins, que des mises au point ou des perspectives de la voie métallique,
autant l'Archeus et le Gühr, dans leur obsédante et déroutante simplicité, m'ont
ébranlé. Tellement simple et déconcertant est ce travail que cela restera sans
doute le plus difficile à comprendre, et se réservera pour ceux d'entre-nous qui,
ayant déjà surmonté l'impossible, décrit hermétiquement dans Symphonie
Alchimique, abordent alors l'impensable, au sens le plus littéral.
Un jour, Laure et Pierre, puis moi-même - j'en prie mon père et ma mère
célestes -, nous irons Là-Bas. C'est tout le mal que je souhaite à nos lecteurs
humbles et honnêtes (car il y en aura d'autres...), et je leur dédie cet acronyme
emprunté à mon Oratoire, clef de bien des choses qui nous occupent ici :
INRI