La révolution cubaine : mémoire, identité, écritures : actes du colloque international du CRINI, CIL, Université de Nantes, les 7-8-9 décembre 2006

L'histoire du processus révolutionnaire à Cuba qui installe dès
1959 un nouveau système économique et politique qui
perdure à l'heure actuelle, avec de nombreux aménagements,
constitue le corpus d'études multiples présentées lors du Colloque
International de l'Université de Nantes, «La Révolution Cubaine :
mémoire, identité, écritures» Histoire, cinéma, littérature , organisé par
le CRINI, en décembre 2006.
Ces travaux portent sur l'époque contemporaine de la Révolution et
l'image de ce pays en Amérique et dans le monde ; ils concernent
l'histoire économique et politique, l'histoire culturelle et la littérature,
de l'intérieur et de l'exil.
La première section de cet ouvrage, intitulée La Révolution : mémoire
et histoire en écriture retrace l'histoire du processus
révolutionnaire, ses répercussions dans le monde et les représentations
identitaires de la nation cubaine. Les deux sections suivantes,
(Ré)écritures de la Révolution, La Révolution et l'exil : mémoire et identité ,
analysent le rôle prépondérant des écrivains et des artistes dans le
projet révolutionnaire et invitent à réfléchir sur leur
implication ou leur rejet, symboliquement portés par l'écriture.
Les auteurs de l'intérieur, de la praxis révolutionnaire assumée
(Nicolás Guillén, Alejo Carpentier) ou subie (Virgilio Piñera), ceux
de la révolte (Reinaldo Arenas) et de l'exil, depuis l'expérience des
premiers départs (Guillermo Cabrera Infante) aux plus récents
(Jesús Díaz), posent la question de la remise en cause du sentiment
d'unité nationale, fondé sur une cubanité plusieurs fois revisitée au
cours de ce demi-siècle révolutionnaire à Cuba.