La Vierge à Pellevoisin : Mère de miséricorde et Mère de l'Eglise

En 1875, Estelle Faguette, une jeune femme de 32 ans atteinte
d'une maladie incurable, écrit une lettre à la Sainte Vierge.
La Vierge Marie répond par quinze apparitions de février à décembre
1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté
et lui délivre le message de la Miséricorde divine : « Je suis toute
miséricordieuse » (3<sup>e</sup> apparition,
16 février 1876). Estelle est guérie au cours de la 5<sup>e</sup> apparition, dans
la nuit du 18 au 19 février 1876, guérison qui sera totale après qu'elle
eut reçu l'eucharistie au matin du 19 février.
Les messages insistent sur les difficultés morales de la France,
l'urgence de la conversion et la prière. « La France souffrira [...], je ne
peux plus retenir mon Fils » (11<sup>e</sup> apparition, 15 septembre 1876).
Le 9 septembre 1876 (9<sup>e</sup> apparition), la Vierge lui montre le scapulaire
du Sacré-Coeur, et lui annonce le 8 décembre (15<sup>e</sup> apparition) : « Je
serai invisiblement près de toi [...]. Je t'ai choisie pour publier ma
gloire et répandre cette dévotion. » Estelle Faguette mènera une vie
remplie d'humilité et de prières dans l'adversité, elle meurt en 1929.
Les pèlerins sont de plus en plus nombreux à prier dans sa chambre,
érigée en chapelle dès 1877. Très vite, la dévotion à Notre-Dame de
Pellevoisin est encouragée par Rome et par le diocèse de Bourges. En
1983, Mgr Vignancour, archevêque de Bourges, a reconnu le caractère
miraculeux de la guérison d'Estelle Faguette.