Lysistrata

Faites l'amour, pas la guerre. Au V<sup>e</sup> siècle avant J.-C., en
pleine guerre du Péloponnèse, Aristophane imagine un
mot d'ordre bien plus efficace : ne faites pas l'amour, la
guerre s'arrêtera.
Une Athénienne audacieuse, Lysistrata, convainc les
femmes de toutes les cités grecques de mener une grève
du sexe. Dans les deux camps, un même aiguillon bande
alors le désir des hommes, qui se découvrent unis face à
l'abstinence de leurs épouses.
Tour à tour tendres ou résolument obscènes, les rapports
hommes-femmes sont pour Aristophane l'occasion de
laisser libre cours à son inventivité langagière. Cette
nouvelle traduction redonne au texte sa vivacité et sa crudité
originelles.
Dans Lysistrata , le sort d'Athènes dépend soudain de
la transparence d'une petite robe jaune : Aristophane
transforme une situation tragique en une comédie
joyeuse et débauchée, où les femmes se font les porte-parole
lucides de ses rêves de paix.