Vérificationnisme et falsificationnisme : Wittgenstein vainqueur de Popper ?

Vérificationnisme et falsificationnisme : Wittgenstein vainqueur de Popper ?

Vérificationnisme et falsificationnisme : Wittgenstein vainqueur de Popper ?
2014189 pagesISBN 9782343043012
Format: BrochéLangue : Français

A-t-il suffi à Karl Raimund Popper de dénoncer les «graves erreurs»

du positivisme logique pour se féliciter d'être le fossoyeur de Ludwig

Wittgenstein ? La pomme de discorde philosophique entre ces deux

auteurs, telle qu'on en a l'expérience à travers «l'affaire du tisonnier»,

peut a priori donner l'impression que les critiques engagées par Popper

contre Wittgenstein - qui a ignoré les questions essentiellement

philosophiques de nature éthique - ont contribué à la mort totale du

vérificationnisme. Sauf à faire fi des développements ultérieurs du

falsificationnisme, de l'ouverture incontrôlée de la science à la non-science,

et de la réappropriation de la métaphysique, il faut admettre

que Popper n'a pas tout à fait triomphé de Wittgenstein.

Au-delà de la relation orageuse qui a existé entre ces deux auteurs,

il faut relever que l'auteur du Tractatus logico-philosophicus n'a pas permis

à la critique poppérienne de prospérer. Il a revisité son dogmatisme

et même l'a abandonné. Dans cet ouvrage, qui vient à point nommé,

Roger Mondoué et Philippe Nguemeta invitent à saisir l'intérêt

épistémologique du débat entre Popper et Wittgenstein, notamment

le passage que ce dernier effectue du logicisme aux «jeux de langage».

En raison de sa densité analytique et historique, leur ouvrage, d'une

actualité saisissante, questionne la rationalité scientifique actuelle,

aborde la place de la méthode, et la question des frontières de la science.

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