La sainte du diable : le scandale Girard-Cadière, Toulon et Aix 1728-1731 : le roman et l'histoire

La sainte du diable
« La Cadière, née à Toulon, était la fille d'un marchand d'huile de la même ville. Elle avait de beaux yeux, la peau blanche, un air de vierge, la taille assez bien faite. Beaucoup d'esprit couvrait chez elle une ambition démesurée et une extrême envie de passer pour une sainte sous un air de simplicité et de candeur...
« Le Père Girard, natif de Dole, était extrêmement laid. Il paraissait n'être occupé que du royaume des Cieux. Sa vie se passait à faire des catéchismes, des exhortations et des sermons... »
( Jean-Baptiste Boyer, marquis d'Argens , Mémoires)
Pour leur éternelle damnation, la jolie jeune fille et le vieux jésuite se rencontrèrent (1728)... et s'adonnèrent, sous couvert de mysticisme, à tous les délices et à toutes les extravagances de la luxure.
Pour juger d'un scandale fait de lubricité et de folie qui passionna le royaume, le parlement d'Aix fut saisi d'un procès en sorcellerie (1730 et 1731).
Aux deux amants étaient promis la potence pour l'une, le bûcher pour l'autre...
Avec ce dernier roman, après les affaires Ullmo (Lison & Benjamin), du forçat Bonafous (La balance et la croix), du maire Fouroux (Les ombres de la maison Laure), Bernard Soulhol persiste et signe : Toulon et son Histoire demeurent sa passion.