Rapport pour l'année 2012 au Premier ministre et au Garde des Sceaux, Ministre de la justice : la prévention de la corruption en France, état des lieux, chiffres clés, perspectives, jurisprudence : les entreprises françaises face aux risques de la corruption, le recouvrement des avoirs de la corruption (bien mal-acquis)

Créé il y a 20 ans par la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention
de la corruption et à la transparence de la vie économique et des
procédures publiques, le Service central de prévention de la corruption
(SCPC) est la seule autorité anticorruption française au sens des conventions
internationales.
Son expertise peut être sollicitée par les juridictions et les administrations
en matière de détection, d'analyse et de prévention des pratiques
corruptrices.
Le SCPC engage des actions de formation et de sensibilisation à la lutte
contre la corruption au bénéfice des acteurs publics et des entreprises.
Par ailleurs, l'action internationale du SCPC s'est développée de manière
croissante au cours de ces dernières années. Il intervient à la demande
d'autres Etats afin de fournir l'appui de la France à la définition et à la mise
en oeuvre de politiques en matière de prévention de la corruption. Il participe
également aux travaux du GRECO au sein du Conseil de l'Europe, de
l'ONU, de l'OCDE, du G20, dans le cadre de divers groupes de travail. Ainsi,
à travers le SCPC, la France est en mesure de proposer son assistance
pour accroître l'efficacité des dispositifs de prévention de la corruption.
Dans ses rapports, le SCPC réunit et analyse les informations disponibles
relatives aux pratiques corruptrices et au traitement, notamment judiciaire,
qui leur est apporté, présente les évolutions les plus récentes en matière
de lutte contre la corruption et formule des propositions sur les améliorations
qui lui paraissent nécessaires.
Chaque année, le SCPC aborde des problématiques spécifiques : le rapport
2012 présente ainsi une analyse approfondie des risques des entreprises
françaises face à la corruption et une étude portant sur le recouvrement
des avoirs de la corruption (biens mal-acquis).